Il s’est fait mal. Comment le consoler ?

A cet âge de découverte, votre petit prend aussi plus de risques et donc, il a plus de chance de tomber ou de se faire mal. A-t-il mal ? Combien ? Comment ? Le consoler semble difficile... Il suffit pourtant de le comprendre.

Etre rassurante, pas dénigrante
La tendance naturelle d'un adulte secourable, gentil et attentionné sera de dire à un enfant qui pleure pour un " bobo " : " Mais non, rassure-toi, ce n'est pas grave ". Mais pour l’enfant, c’est grave ! Ce n’est donc pas la bonne méthode ! En effet, pour entrer en communication avec l’enfant qui souffre, même si cela vous semble bénin, il faut commencer par accepter sa souffrance : " Oh la la ! Tu es vraiment tombé très fort. Tu dois avoir très mal. " ...

En agissant ainsi, contrairement à ce que vous pourriez penser, vous n’accentuez pas le problème. Au contraire : l’enfant qui se sent compris, il ressent très profondément votre empathie, il voit que vous ne vous moquez pas de lui. Ce que vous y gagnez, c'est sa confiance, et il est prêt à écouter ce que vous lui direz par la suite.

Les mots médicaments
Attentif à votre attention, l’enfant se détournera de sa douleur pour vous écouter. Vous pouvez même en rajouter un peu : " Ce genre de bobo, au début, ça fait très très mal ", " Un bobo comme ça, pendant plusieurs minutes, c'est horrible comme on souffre "... En parlant ainsi, vous suggérez que cela fait mal, mais cela ne durera pas. La douleur va s'arrêter. Et il l'entend, car il le sait déjà pour l'avoir expérimenté. Quand il se fait mal, ça ne dure pas toute la vie. La souffrance est limitée dans le temps. Vous pouvez donc enfin lui dire " Tu vas voir, dans quelques instants, ça fera déjà un peu moins mal ". Il est possible qu'il acquiesce. Dans ce cas, profitez-en pour glisser " Tu as eu très mal, je m'en rends compte, mais tu es très courageux ".

Les gestes médicaments
Pour rassurer définitivement votre enfant et lui faire oublier la douleur, rien ne vaut ces quelques petits gestes miracles qu’ils soient ou non utiles scientifiquement !

Pulvérisez une lotion désinfectante sur la plaie, collez un pansement, soufflez ou faites un bisou sur son hématome, passez-y de la pommade à l'arnica ou donnez-lui quelques granules homéopathiques d'arnica (même si vous pensez qu'il s'agit d'un placebo). Le fait de vous occuper de lui, de lutter contre le mal est très efficace pour détourner son attention de sa douleur.

Et si jamais c'est vraiment grave ? Les mêmes conseils sont valables. Ne lui mentez pas. Soyez empathique, honnête et rassurant. " C'est grave, tu souffres, et nous allons tout faire pour te soulager et te soigner le plus vite possible ".

À parler vrai avec un enfant, vous gagnez sa confiance un peu plus à chaque fois. Ce sera d'autant plus facile lors d'un nouvel incident