La confiance en lui, le don que vous lui faites
Le rêve, c’est un bébé naturellement bien dans sa peau, dans sa personnalité, dans sa vie. Un bébé qui part à la conquête du monde avec un bagage essentiel et primordial : la confiance en lui et en ses capacités. Vous pouvez lui donner quelques clés pour qu’il apprenne à développer ses ressources intérieures pour se construire une bonne image de lui-même.
La confiance en lui : sa force
Un enfant qui s'estime avance avec plaisir vers le but qu'il s'est fixé. Il n’attend pas les approbations pour continuer, pas plus qu’il ne craint les critiques qu’il accepte comme des conseils. De même, il ne se laisse pas abattre par l'échec et sait en tirer des leçons pour mieux repartir. On arrête tout de suite : ce portrait idéalisé est loin de représenter l’unanimité ! La confiance en soi est plutôt une question de nuances et elle est composée de plusieurs facettes. Surtout, elle se construit lentement, petit à petit, avec beaucoup de vigilance.
L’apprentissage de la confiance
Se mettre debout pour la première fois, s'habiller tout seul : ce sont les premières étapes de l’apprentissage de la vie autonome, et de la confiance en ses moyens. Tout n’a pas été tout seul : bébé a cherché, tâtonné, douté. Certains sont partis plus vite, d’autres ont pris le temps d’évaluer... Votre attitude est alors primordiale. C’est à vous de préparer les choses pour que chaque " première fois " soit couronnée de succès, sans pour autant tout prendre en main ! Il faut trouver le juste milieu en composant avec la personnalité de votre petit bout. C’est un fonceur ? Apprenez-lui à modérer ses ardeurs pour éviter les clashs. C’est un timide ? Poussez-le un peu en avant... Tempérez, modulez, composez : il ne s'agit pas de le laisser faire n'importe quoi, surtout si cela met sa sécurité en péril. Mais d’un autre côté, il est important qu'il soit confronté à la difficulté, même si son entreprise doit se solder par un échec.
" Qui trop embrasse mal étreint "
A vouloir être de trop bons parents, certains deviennent juste des parents " trop ". Evitez de tomber dans la caricature.
Les parents surprotecteurs
C'est plus fort qu'eux : il faut qu'ils aplanissent tous les obstacles devant leur petit. Bébé ne parvient pas à lacer sa chaussure ? Maman vole à son secours. Il tend la main vers un jouet ? Papa se lève pour lui donner. La phrase favorite : " Laisse maman (ou papa) faire ". L'enfant intègre l'idée que ses parents seront toujours là pour faire à sa place. En plus, il est privé de la possibilité de découvrir ses forces.
Les hyperexigeants
A la naissance de bébé, le plan était établi : ils ont décidé que leur enfant saurait maîtriser ses émotions en public, lire dès la maternelle, et qu'il les suivrait sagement dans les dîners d'adultes. Bref, ils en demandent trop et trop tôt. Un enfant qui se plie à la volonté de ses parents, qui agit pour leur faire plaisir ne développe pas la possibilité de penser par lui-même. Il ne gagne jamais son autonomie. Face à des attentes trop élevées, il peut même se retrouver enfermé dans la peur de décevoir.
Les adorateurs
Pour donner à leur enfant une bonne image de lui-même, ils lui répètent à longueur de journée qu'il est génial et qu'il est le meilleur ! Et forcément, il le croit. Cela ne l'aide pas à s'estimer à sa juste valeur ni à se situer face aux autres. Le jour où il se trouvera confronté au jugement d'autrui, il risque de tomber de haut.
Les petites recettes pour lui donner confiance en lui
Aimez-vous vous-même
Montrez à votre enfant que vous vous estimez et que vous attendez que les autres vous respectent comme vous êtes : il bénéficiera du meilleur exemple pour construire sa personnalité.
Soyez fière d’être sa mère
Vous l’aimez tel qu'il est, vous le trouvez plein de qualités et vous croyez en lui ! Un enfant met toute son énergie à ressembler à l'image qu'on lui renvoie.
Encouragez-le
Quoi qu'il entreprenne, commencez par lui dire que ce qu'il fait est bien, que c’est intéressant... Si vous formulez quelques critiques, restez positive.
Soutenez-le dans ses efforts
Multipliez les petites phrases : " Je sais que tu peux y arriver, essaie encore ", " Tu peux sûrement faire ça tout seul, je te fais confiance ". Ces mots se graveront dans son esprit et lui serviront lorsqu'il sera en situation difficile (" maman m'a dit que je pouvais, alors je peux ").
Respectez ses choix
A 3 ans, il n'a pas envie de partir sans vous en week-end ? A 4 ans, il a toujours peur de mettre la tête sous l'eau ? Ne le forcez pas, c'est qu'il n'est pas encore prêt. Laissez-lui la liberté d'avancer.
Assumez ses risques !
Laissez-le faire sans le dissuader par un " tu vas tomber " ou " tu n'y arriveras jamais ". Si vous l'arrêtez toujours, il pensera que le monde est trop dangereux pour qu'il s'y risque.
Jamais de moquerie !
Ne dénoncez pas ses erreurs en public. Son amour-propre en serait meurtri. On ne peut pas prendre de risques si l'on craint de se tromper et d'être ridicule.
Aidez-le à accepter ses échecs
On ne peut pas tout réussir à chaque fois ! Se tromper, c'est aussi tenir compte de son erreur, en rechercher les raisons... et se trouver plus fort pour la prochaine fois.
Encouragez-le à devenir autonome et à s'organiser
Vers 3 - 4 ans, il peut choisir lui-même ses vêtements pour le lendemain, ou encore ranger sa chambre à son idée... Un enfant qui apprend à penser et à agir par lui-même développe l'estime de soi.
Laissez-le assumer les conséquences de ses actes.
Il a laissé son sac de gym à l'école, il a oublié de demander à quelle heure commençait le goûter d'anniversaire ? Résistez à l'envie de prendre les choses en main, et laissez-le réfléchir à la façon dont il pourrait arranger lui-même la situation. Ainsi, il apprendra à puiser dans ses propres ressources.